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Pierrette Herzberger-Fofana
Littérature Féminine francophone d´Afrique noire.  
Paris: Harmattan 2000, 570p. 290FF. ISBN:2-7384-9905-8

Par Jacqueline Nafissatou Seck

L'ouvrage du Dr. Pierrette Herzberger-Fofana de l´université Erlangen- Nuremberg, en Allemagne, vient combler une grosse lacune dans le domaine de la littérature féminine francophone d´Afrique noire. Il comporte l´historique des romans féminins dans leur contexte socio-culturel et une analyse des œuvres classiques qui ont donné ses lettres de noblesse à la littérature Africaine. Par exemple: Mariama Bâ, Ken Bugul, Aminata Sow Fall, Angèle Rawiri, Aminata Maïga Kâ, Calixthe Beyala, Régina Yaou, Véronique Tadjo, Tanella Boni, Noëlle Bizi-Bazouma. 

Le livre se divise en quatre grandes parties: 1. Les facteurs qui ont favorisé l´éclosion de talents littéraires, 2. L´analyse des classiques de la littérature féminine, 3. les interviews et 4. Le Dictionnaire des œuvres parues de 1956 à l'an 2000.

L'ouvrage de Pierrette Herzberger-Fofana part de l´hypothèse suivante: la plupart des romancières Africaines écrivent selon une triple perspective : c'est "en tant que femme, en tant que citoyenne d´un État du Tiers-Monde et en tant qu´écrivain que les romancières s´engagent dans la voie littéraire." (p. 24).
Le but qu' elles poursuivent est souvent plus documentaire que littéraire.

Les romans féminins deviennent ainsi une mine de renseignements sur les us et coutumes de nombreux pays, vus selon une perspective féminine. Ainsi, le lecteur découvre des personnages de la société africaine jusqu'ici inconnue du grand public. Ce sont la "dryanké" (Sénégal), c'est-à-dire, ces femmes du monde semi-courtisanes et femmes d'affaires, le "deuxième bureau" (Afrique centrale), un euphémisme qui désigne la maîtresse du mari, les "badjeen" (Sénégal) les belles-sœurs, sœurs de l´époux et la pression qu´elles exercent sur le couple, les "nganga" ou tradipracticiens-psycholoques Africains. (Gabon). 

Mme P. Herzberger-Fofana, érudite et versée dans les Lettres Africaines connaît également à fond les cultures d´Afrique. Elle en donne un aperçu en analysant le roman de Mariama Bâ, "Une si longue lettre " et montre comment des coutumes ont perdu leur sens au cours des ans. Ainsi le lévirat, obligation du mari d´épouser la veuve du frère, a été dévié de sa fonction initiale. 

Les religions importées, soit le Christianisme et l´Islam, se sont incorporées dans le monde animiste africain pour donner naissance à "l´islam noir" et amplifier le rôle du marabout et de la sorcellerie. Ici l'auteur fait référence aux romans d´Aminata Sow Fall " La grève des Battú" et d´Angèle Rawiri "Elonga", de Fatou Bolli "Djigbô" et de Régina Yaou "Aihui Anka". 

A partir d'une analyse des romans de Myriam Warner Vieyra (Sénégal),"Juletane" de Régina Yaou (C.I.)"La révolte d´Affiba", "L'appel des Arènes" d´Aminata Sow Fall et "Un chant écarlate" de Mariama Bâ, le chercheur met en exergue les effets néfastes de la violence morale sur les protagonistes qui cherchent "dans les forces occultes un remède à leur détresse" (p.202). 

P. Herzberger-Fofana étudie les diverses formes de violences telles l´excision en se référant aux romans de Calixthe Beyala, "Tu T´appelleras Tanga" et d´Aminata Maïga Kâ " La voie du Salut".

Les contraintes sociales et l´analphabétisme ont été le frein qui a ralenti l´avènement d´une littérature féminine. Partant des prémisses qui ont encouragé la création littéraire, le chercheur montre que : le développement de l´éducation féminine, les mass-médias et les concours littéraires ont fortement motivé plusieurs femmes à s´adonner à l´art d´écrire. L´Ecole Normale de Rufisque a ainsi été la pépinière où ont vu s´éclore maints talents littéraires tels : Mariama Bâ, Sirah de Labé,(Guinée) Annette Mbaye d´Erneville (Sénégal). 

La première femme de Lettres Africaine recensée serait une Jeune "Togolaise" qui, dès 1942, a publié dans la presse coloniale un article intitulé "Je suis une Africaine... J´ai vingt ans, ". (p.37)
Ce document jusqu'ici ignoré des recherches scientifiques est probablement le premier document littéraire écrit par une femme de l´Afrique "francophone". Comme elles ont fréquenté la même école, tout laisse d'ailleurs à penser que Mariama Bâ, s´en serait fortement inspirée au moment où elle rédigeait son propre roman.
Dr. Pierrette Herzberger-Fofana relève les similitudes avec l'œuvre de la "Togolaise" qui parsèment le livre de Mariama Bâ, notamment en ce qui a trait au rôle de l'école (p. 38-39). 

Dr. P. Herzberger-Fofana présente une analyse détaillée des œuvres classiques de Mariama Bâ, Ken Bugul, Aminata Sow Fall, Nafissatou Niang Diallo du Sénégal Aoua Keïta,(Mali) Angèle Rawiri (Gabon) Régina Yaou,(Côte d´Ivoire) Calixthe Beyala (Cameroun). Elle en éclaire les divers aspects sociologiques et littéraires. 

L´auteure puise ses exemples dans les romans des écrivains qui n´ont pas fait l'objet d'une étude approfondie, tels ceux de Véronique Tadjo,"le royaume aveugle" Tanella Boni,(C.I.) Fatou Keïta, "Rebelle", Assamala Amoi (Côte d´Ivoire) "appelez-moi, Bijou", Noëlle Bizi-Bazouma (Congo),"Lettre d´une mère à son fils Président", Delphine Zanga Tsogo (Cameroun) "Vies de femmes ". 

Les entretiens avec des romancières de divers pays, notamment avec Monique Ilboudo (Burkina-Faso), Tanella Boni (Côte d´Ivoire), Flore Adjoua Kouamé (Côte d´Ivoire), Noëlle Bizi-Bazouma (Congo), Joséphine Mintsa (Gabon), Kesso Barry (Guinée), Aminata Maïga Kâ (Sénégal), Adja Ndèye Boury Ndiaye (Sénégal) Mame Seck Mbacké (Sénégal) Annette Mbaye d´Erneville (Sénégal) donnent un aperçu de la vision qu´ont les romancières de leurs œuvres et comment elles envisagent leur engagement littéraire. 

La seconde partie de l'ouvrage est consacrée aux notices biblio-biographiques des romancières. L´auteure brosse le tableau complet des œuvres féminines et donne un compte-rendu détaillé de tous les romans parus, de la veille des Indépendances, en 1956, à l´orée du second millénaire. Marie-Claire Matip (Cameroun) ouvre la voie aux œuvres taxées plus tard de "féministes" avec "Ngonda", publié en 1956. Elle est suivie dans cette mouvance par Yonko Nana Tabitha (Cameroun), qui livre un témoignage autobiographique dans "La Reine". L'année 1975, Année internationale de la femme, marque l´avènement des romancières Africaines sur l´échiquier littéraire avec Aminata Sow Fall, "Le Revenant", Aoua Keïta (Mali) "Femme d´Afrique", Simone Kaya (Côte d'Ivoire)"Les danseuses d´Impé-Eya.Jeunes Filles à Abidjan" . 

Dès lors, les romans féminins apparaissent à une cadence régulière et ne se limitent plus au Sénégal, au Cameroun et à la Côte d´Ivoire, mais les romancières originaires des autres pays d´Afrique prennent également la parole. 

Le chapitre consacré au "Dictionnaire" est agrémenté de photos des romancières concernées. Selon les recherches de l´auteure, cent trente-huit (138) romancières ont publié au moins un roman, sans compter les poéteses, les conteuses et celles qui ne publient que des ouvrages d´enfants. Cela porterait à près de trois cents (300), le nombre de femmes de Lettres du monde francophone africain qui ont publié des œuvres .

Les Sénégalaises viennent en tête de ce palmarès avec 40 romancières. Elles sont talonnées de près par les Ivoiriennes et suivies par les Camerounaises, puis les Congolaises, et les Gabonaises, ensuite les Béninoises, les Togolaises, les Maliennes, les Guinéennes, les Burkinabées, et les Rwandaises. Si l'on fait abstraction de l'autobiographie non autorisée - et en anglais- d´Andrée Blouin, originaire de la Centrafrique, "Africa, My Country: Autobiography of a Black Passionara", les Nigériennes, les Tchadiennes et les Centrafricaines n'ont pas encore produit de romans qui aient traversé les frontières internationales. Par contre les poétesses foisonnent dans ces pays. 

Désormais, les femmes de Lettres Africaines abordent tous les sujets. Elles ne se cantonnent plus aux thèmes stéréotypés auxquels elles nous avaient habitués : le conflit entre le modernisme et la tradition, la polygamie,(M. Bâ, Aminata Maïga Kâ,"en votre nom et au mien" Aminata Sow Fall "L´ex-père de la nation), toutes les trois du Sénégal, la dot et la stérilité (Thérèse Kuoh-Moukoury (C.I.) "Rencontres essentielles", Kacou Okloumin(C.I.) "Okouossai ou Mal de mère" .
Les romancières exploitent aussi d´autres thèmes tels : l´amour, la sexualité, le sexisme et le racisme,Calixthe Beyala, Bessora "53cm", Hanne Khadidiatou (Sénégal)"Sous le regard des étoiles", la sorcellerie, Sylvie Bokoko (Congo) " Mafouaou ", Régina Yaou, (C.I.) "La révolte d´Affiba ", Fatou Bolli "Djigbô", Ntyugwetondo Angèle Rawiri (Gabon)"Elonga", l´engagement politique (Aoua Keïta: "Femme d´Afrique") et l´histoire (Nafissatou Niang Diallo "Le fort maudit", ainsi que les conflits armés: Yolande Mukagasana (Rwanda) "Même la mort ne veut pas de moi", Véronique Tadjo (C.I.)" Le royaume aveugle", Aminata Sow Fall (Sénégal) "L´ex-père de la Nation". 
Elles lèvent également le voile sur des sujets considérés comme tabous: l´adultère, l´inceste, Evelyne Mpoudi-Ngolle (Cameroun) "Sous la cendre, le feu, 
Marie-Gisèle Aka (C.I.) "Les haillons de l´amour", Sokhna Benga" (Sénégal) Le Dard du secret", la prostitution enfantine, la violence Mariama Bâ "Un chant écarlate" M. Warner-Vieyra "Juletane" et les mutilations génitales.Aminata Maïga Kâ "La Voie du salut", Aïcha Fofana (Mali) "Mariage, on copie", Calixthe Beyala,"Tu t´appeleras Tanga", Kauziya Kassindja (Ghana)" Une jeune fille simple". 
La contestation au nom de l´amour revient dans presque tous les romans. 

Dans les parutions plus récentes, l´argot, le français standard de Calixthe Beyala " Tu t´appelleras Tanga " et de Bessora (Gabon) "53 cm" font place au français classique de Mariama Bâ. 

Le féminisme tant décrié se métamorphose en une arme efficace au service des aspirations de la gent féminine. Les écrivains-femmes développent ce que l´auteure appelle un:

"féminisme africain pétri de valeurs hétérosexuelles, pro-natalistes... La lutte pour l´émancipation de la femme devient une lutte commune et non une confrontation . Elle n´est jamais dirigée contre l´homme, mais elle se fait avec l´homme".(p. 348) 

L´esprit de complémentarité supplante celui d´égalité et confère à ce mouvement une autre connotation. Le féminisme apparaît dès lors comme un véritable mouvement de libération, libéré du ton agressif et violent à l´encontre de l´homme.

P. Herzberger-Fofana formule la thèse suivante :
....."deux grands groupes d´auteurs se dessinent dont les motivations diffèrent fondamentalement. Le premier groupe que nous nommerons -: les porteuses d´espoir, met la femme au premier rang de ses préoccupations... Le second groupe de romancières ne place pas la femme au centre de ses œuvres. Elles font preuve de discrétion à l´égard de la vie affective de leurs protagonistes et ne s´attardent pas non plus sur de longues descriptions sentimentales". (p.340-342)

Pour toutes ces femmes de Lettres, l´autobiographie, le roman réaliste est l´outil par lequel elles transmettent leur message. Avec les romancières africaines la lettre, genre désuet, connaît une véritable renaissance cf. M.Bâ,"Une si longue lettre", Noëlle Bizi -Bazouma (Congo)"Lettre d´une mère à son fils Président". 

P. Herzberger-Fofana en conclut que:

"Les romancières des années 80, comme Mariama Bâ, revendiquaient surtout le libre choix du partenaire, celles de la décennie des années 90 revendiquent surtout le respect des droit fondamentaux de la femme, d´où le caractère sociologique et engagé de leurs œuvres" (p. 355).

Toutes les protagonistes des romans des années 80 chantent à l´unisson l´hymne à l´amour, à la paix du cœur et des esprits, tandis que celles des années 90 rejettent le rôle de souffre-douleur. Cela va même jusqu'à l´excès, comme en témoigne le rôle que jouent les héroïnes littéraires de Calixthe Beyala, soit celui de la prostituée libre de ses mouvements et de son corps qui réalise sa vie selon sa propre conception. 

La femme victime fait place à la femme résolue, consciente de son oppression" (p. 355) 

La dernière partie de l'ouvrage du Dr. P. Herzberger-Fofana est consacrée à un "Lexique du français d´Afrique: termes usités dans les romans". Le lecteur non initié lui en saura gré, car cela lui facilitera la lecture et la compréhension de l´analyse littéraire.

Alain Mabanckou, Lauréat du Grand Prix de l´Afrique Noire 1999, a appelé 
le livre du Dr. Pierrette Herzberger-Fofana "la Bible de la littérature féminine francophone". Il a ainsi souligné l'importance de cette œuvre et rendu hommage au sérieux apporté à cette nouvelle contribution scientifique qui enrichit la recherche en genre.

Le livre de Madame Pierrette Herzberger-Fofana, écrit dans un style limpide, donne une impulsion nouvelle à la recherche en genre. Ce travail de titan est un hommage à toutes les romancières du continent. Il fera date dans l´histoire littéraire des Lettres Africaines. Outre l'analyse sociologique et littéraire approfondie des œuvres présentées, son "Dictionnaire" des romancières est le socle sur lequel viendront s´édifier d´autres recherches dans ce domaine. Cet ouvrage illustre les nouvelles tendances d'une littérature méconnue, marginalisée mais qui, chaque jour s´enrichit de romans qui donnent ainsi naissance à une nouvelle génération de romancières Africaines. Cet ouvrage de références consacre les écrivains-femmes du continent africain.

Dr. phil. Pierrette Herzberger-Fofana, est titulaire d´un doctorat de philosophie de l´université d´Erlangen-Nuremberg, Allemagne, d´une maîtrise de la Sorbonne (France), d´un M.A. (Magister Artium) de l´université de Trèves (Allemagne) et du diplôme d´état (Staatsexamen) pour l´enseignement du français et de l´allemand au lycée en Allemagne. Ancienne élève d´Hypokhâgne, elle a enseigné dans diverses universités en Allemagne: Trèves, Bayreuth, Erlangen-Nuremberg, Fachhochschule de Munich et de Nuremberg. 
L´organisation afro-américaine, "Africa Network", Evanston (USA) lui a attribué le "Kwanzaa Award", un prix littéraire en 1990 pour son livre "Ecrivains Africains et identités Culturelles (Tübingen: éditions Stauffenburg 1989) .
Madame Herzberger-Fofana est membre du comité exécutif de l´AFARD/AAWORD, l´unique organisation panafricaine de femmes-chercheurs en Afrique (Association des Femmes Africaines pour la Recherche et le Développement/Association of African Women for Research and Development) et sa Représentante en Europe. Elle est aussi membre du comité exécutif de FORWARD-international Germany: (Foundation for Women´s Health Research and Development ) qui a entamé une campagne contre les mutilations MGF en Allemagne. Elle soutient également les activités du "Réseau Européen de Prévention contre les Mutilations Génitales Féminines en Europe", créé en l´an 2000 à Bruxelles. 
En tant que consultante internationale, Pierrette Herzberger-Fofana participe au devenir du continent africain et met sa plume au service de nombreuses revues sises en Allemagne, en Belgique, en France et en Suisse. Spécialiste des littératures africaines, Mme Herzberger-Fofana publie en allemand, en français et sur internet des articles sur la littérature féminine, sur le genre, éducation et développement, dialogue nord-sud, politiques des pays en développement et sur les femmes Africaines de la Diaspora. 

Madame P. Herzberger- Fofana fut le 10 mars 1996, candidate au poste de maire de la ville d´Erlangen pour le parti des Verts "Gruene Liste". Elle est ainsi la première étrangère à avoir postulé une telle fonction en Allemagne. Au mois de décembre 1998, le gouvernement du Sénégal, lui a décerné le titre de chevalier de l´Ordre du Mérite National de la République du Sénégal.

Dr. Pierrette Herzberger-Fofana, figure de proue du mouvement culturel africain en terre germanique, a contribué à valoriser l´image de la femme Africaine en Allemagne par son engagement socio-politique. Elle a réussi à véhiculer ainsi une image positive de notre continent . Mme Herzberger-Fofana est mère de quatre garçons dont un fils adoptif: Eldridge, Amilcar, Patrice et Mamady.


Jacqueline Nafissatou Seck
UNIDIR- Genève (Suisse)


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