Le Doute
Fort de ses certitudes, il s'en allait confiant, arpentant les chemins de l'espérance, à l'aune de sa géométrie illuminée.
Nul doute ne l'habitait. Que pouvait-il lui arriver?
Insouciant voyageur de l'intemporel, il tirait des plans sur la comète, convaincu qu'à l'instant désiré, il pourrait retourner le sablier de l'existence.
Nul doute ne l'habitait. N'avait-il pas son destin en mains ?
Mais Chronos l'Impitoyable, ricanait sournoisement dans sa barbe, en le regadant s'enliser lentement, dans les sables mouvants des désillusions.
Nul doute ne l'habitait cependant. Ses rêves se nourissaient du terreau de l'espoir.
Et le réveil brutal fut, comme le dernier coup de cymbale d'une symphonie. Nu comme un ver il se retrouva, dans la désespérante solitude de l'écorché vif.
Et le doute l'habitait maintenant. Le temps, comme du sable, lui filait entre les doigts.
Maxu (N'oubliez pas de préciser le nom du poète)
|