Ya Tawabou Ya Rahim
Valse triste de mes atomes, chus dans l'océan cosmique Danse macabre des étoiles pales, à l'éclat désabusé Qui se heurtent et s'entrechoquent, sur un rythme gémissant Pareilles à ces ivrognes, vacillants sans avoir bu, Devant le lever du Jour que ne suivra aucune nuit
Soleil et lune, dit-on, en perdront leurs orbites Mais qu'appelles-tu soleil, et que nommes tu la lune ? Puisque toute chose est un soleil pour l'idolâtre de Babel Et que Lune est l'autre nom de ma mélancolie Déversant toutes les nuits de blanchâtres lueurs Sur mes oraisons païennes que se disputent tant de dieux.
Torrents des cieux, et larmes de la terre Terrible est ta fureur, ya Nafs- al lawwamah ! Tu réclames le déluge comme rançon de ta détresse Tu briserais l'univers, parce que miroir de ta faiblesse Qui te révèle à toi-même dans ton indignité
Ame repentante, mais aussi âme trébuchante Ne sais-tu donc pas que s'il n'y avait plus rien Tu serais encore ce rien qui hante ton destin Tu serais encore le glaive qui s'enfonce dans ton sein Morsure de ton remords qui te dévore, chair après chair
Ni tempête, ni tremblement. Mais un rappel compatissant : Il n'est de péché sans pardon Et je n'existe que par Ton Nom Ya Tawabou, Ya Rahim
Maryam313
(N'oubliez pas de préciser le nom du poète)
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