Poeme de Mohammed Smida


Si ce n'était pas un adieu ça serait un aurevoir
si ce n'était pas un voyage ça serait un départ
j'ai cherché un abris au fond de tes yeux
mais il n'y avait ni tes yeux, ni de lieux

dans tes yeux, pendant des siècles, j'ai navigué
cherchant des iles, aux plantations d'olives et de blé
des bras pouvant me serrer
me protégeant de la soif et de la faim de plusieurs années
une terre où je pourrais planter l'espoir et des grenadiers
auxquels tu souriras
et du ventre de l'oubli la graine poussera

j'ai lu dans les livres anciens
que je devais tuer lucien
mais l'histoire a déchiré
les voiles de mon voilier
et ma barque fut fissurée

et lucien, a essuyé l'amour des ruelles de la cité
il a semer la faim et le desespoir
il a detruit en nous l'espoir

chaque nouvel an
quand au mont de l'olympe, la glace fond
quand monte le soleil de mai
nous courrons vers les champs de l'orient
pour voir les prairies vertes, et le blé
les eclaves nous diront
que lucien est passé
il a coupé les mèches des femmes, il a dévoré les enfants
et il a brulé le blé avant la moisson

chaque nouvel an
grandit en nous l'épuisement
la faim envahi toutes les demeures
chaque matin, un enfant meurt
malgré les offrandes que nous que nous dedions
des rivières remplies de sang

et toi tu veux quitter
avec cette mort qui ne fait que t'encercler
avec ces yeux qui ne font que pleurer
et lucien qui a essuyé
l'amour des ruelles de la cité

dans tes yeux, pendant des siècles, j'ai navigué
cherchant des iles, aux plantations d'olives et de blé
cherchant pour un peuple attristé
du pain et de la semoule de blé
cherchant de l'eau pour arroser la cité

pour arroser les arbre et l'herbe telle une rivière
pour chasser la mort de ma terre

chaque aube
pour la poèsie je ne fais que prier
je recite deux versets
sans jamais m'arrêter

baghdad est si loin
baghdad est la terre entière
une étoile vivant dans mon coeur de lumière
baghdad est martyrisée
et ma mère continue de chercher
une interprétation de ses rêves insensés

la mer et la nuit se rencontreront
obscurité embrassant l'obscurité jusqu'a l'horizon
et une guillotine au milieu de la cité
mille têtes à écimer

chaque aube, je cherche des voiles pour mon voilier
un vent d'est pour m'amener

vers un peuple qui se vend aux enchères

vers un nouveau port vers une nouvelle terre

je cherche dans l'abc
des phrases arabisées

un mot qui détruira les illusions
je cherche un poème, beaucoup de choses il fera
la peur il la dévorera
le silence il le déchirera
dans des coeurs apeurés, la terreur il tuera
je cherche dans le cimetière des innocents
entre les puits de pétrole creusés
dans toutes les banques à l'étranger
l'habit de baghdad dénudée
le sang d'un scandale perpétré

Baghdad, un court d'eau et de passion
Coulant de mon cur et de babylone
Baghdad, une statue sur la paume de la terre
Baghdad de feu, d'eau, d'air et de terre

Ô chair arabe ! sang des innocents
Prenez des fibres de cette lumière de soleil
Tissez pour vos voiliers
des voiles ensoleillés

Demain de nouveau j'embarquerais
Vers un nouvel aube, un soleil qui va se lever
D'un océan remplit de sang
Qui ose dire lucien ?
Et l'histoire qui a déchiré des voiles dormants
Et puis qui ose encore dire Lucien ?
Alors que le présent ivre est tel un roi traître et vilain


Traduit de l'Arabe par Mandregas



(N'oubliez pas de préciser le nom du poète)

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Si ce n'était pas un adieu ça serait un aurevoir
si ce n'était pas un voyage ça serait un départ
j'ai cherché un abris au fond de tes yeux
mais il n'y avait ni tes yeux, ni de lieux

dans tes yeux, pendant des siècles, j'ai navigué
cherchant des iles, aux plantations d'olives et de blé
des bras pouvant me serrer
me protégeant de la soif et de la faim de plusieurs années
une terre où je pourrais planter l'espoir et des grenadiers
auxquels tu souriras
et du ventre de l'oubli la graine poussera

j'ai lu dans les livres anciens
que je devais tuer lucien
mais l'histoire a déchiré
les voiles de mon voilier
et ma barque fut fissurée

et lucien, a essuyé l'amour des ruelles de la cité
il a semer la faim et le desespoir
il a detruit en nous l'espoir

chaque nouvel an
quand au mont de l'olympe, la glace fond
quand monte le soleil de mai
nous courrons vers les champs de l'orient
pour voir les prairies vertes, et le blé
les eclaves nous diront
que lucien est passé
il a coupé les mèches des femmes, il a dévoré les enfants
et il a brulé le blé avant la moisson

chaque nouvel an
grandit en nous l'épuisement
la faim envahi toutes les demeures
chaque matin, un enfant meurt
malgré les offrandes que nous que nous dedions
des rivières remplies de sang

et toi tu veux quitter
avec cette mort qui ne fait que t'encercler
avec ces yeux qui ne font que pleurer
et lucien qui a essuyé
l'amour des ruelles de la cité

dans tes yeux, pendant des siècles, j'ai navigué
cherchant des iles, aux plantations d'olives et de blé
cherchant pour un peuple attristé
du pain et de la semoule de blé
cherchant de l'eau pour arroser la cité

pour arroser les arbre et l'herbe telle une rivière
pour chasser la mort de ma terre

chaque aube
pour la poèsie je ne fais que prier
je recite deux versets
sans jamais m'arrêter

baghdad est si loin
baghdad est la terre entière
une étoile vivant dans mon coeur de lumière
baghdad est martyrisée
et ma mère continue de chercher
une interprétation de ses rêves insensés

la mer et la nuit se rencontreront
obscurité embrassant l'obscurité jusqu'a l'horizon
et une guillotine au milieu de la cité
mille têtes à écimer

chaque aube, je cherche des voiles pour mon voilier
un vent d'est pour m'amener

vers un peuple qui se vend aux enchères

vers un nouveau port vers une nouvelle terre

je cherche dans l'abc
des phrases arabisées

un mot qui détruira les illusions
je cherche un poème, beaucoup de choses il fera
la peur il la dévorera
le silence il le déchirera
dans des coeurs apeurés, la terreur il tuera
je cherche dans le cimetière des innocents
entre les puits de pétrole creusés
dans toutes les banques à l'étranger
l'habit de baghdad dénudée
le sang d'un scandale perpétré

Baghdad, un court d'eau et de passion
Coulant de mon cur et de babylone
Baghdad, une statue sur la paume de la terre
Baghdad de feu, d'eau, d'air et de terre

Ô chair arabe ! sang des innocents
Prenez des fibres de cette lumière de soleil
Tissez pour vos voiliers
des voiles ensoleillés

Demain de nouveau j'embarquerais
Vers un nouvel aube, un soleil qui va se lever
D'un océan remplit de sang
Qui ose dire lucien ?
Et l'histoire qui a déchiré des voiles dormants
Et puis qui ose encore dire Lucien ?
Alors que le présent ivre est tel un roi traître et vilain


Traduit de l'Arabe par Mandregas



(N'oubliez pas de préciser le nom du poète)